Au poils !

Pourquoi j’ai adopté en refuge ?

chiots en chenil

Tout d’abord, je tiens à préciser que quand je parle de « refuge », j’englobe, SPA et associations qui récupèrent les animaux abandonnés et les prennent en charge soit en chenil, soit en famille d’accueil.
Ensuite, je ne parlerais que de mon expérience avec mes animaux (chien, chat et furets). Je n’expose que mon avis qui n’engage, bien sur, que moi. Je ne suis pas là pour faire la morale, mais pour partager mon expérience.

Adoption/Abandon,
comment ça se passe en France ?

En 2017, le nombre d’abandons a connu un léger recul alors que l’année précédente, il avait augmenté de 24%. Un chiffre assez effarant à mon sens. Sur les nombreux articles que j’ai pu lire, les mêmes chiffres reviennent. Des chiffres bien tristes quand on sait qu’en 2013, 53% des foyers français possèdent un animal domestique. Je n’ai pas trouvé de chiffre plus récent, n’hésitez pas à me dire si vous en avez d’autres.

En France, c’est 11 animaux abandonnés par heure. Vous imaginez, pendant que je fais des recherches et que j’écris cet article, 11 animaux vont se retrouver sans foyer. Environ 100 000 abandons par an et 60 000 l’été. La SPA recueille environ 40 000 animaux. Certains sont jetés comme des déchets dans la rue, la forêt ou encore les fossés. Je me souviens, il y a longtemps, avoir vu au journal télévisé, qu’une chienne avait été retrouvée, jetée dans un trou sur le bord de la route, une oreille coupée pour qu’on ne puisse pas retrouver son maître grâce au tatouage. Je ne vais pas exprimer toutes les insultes qui me viennent à l’esprit en repensant à cette histoire.

Les raisons qui conditionnent ces abandons sont assez nombreuses et variées, justifiées ou non. Je ne sais pas trop quoi en penser. Parfois, je me dis qu’il vaut mieux que l’animal trouve une famille plus apte à s’occuper de lui que de rester avec des propriétaires qui ne sont pas capables de l’assumer. Cependant, combien de chiens ou de chats meurent en refuge dans l’attente d’un adoptant.

Voici quelques raisons que j’ai pu trouver dans un article :

Problèmes comportementaux (37%)
Déménagement (16%)
Événements familiale (14%)
Maladies de l’animal (11%)
Financiers (7%)
Allergies (7%)
Voisinages (3%)
Manque de temps (2%)
Vacances (1%)

J’étais assez étonnée du petit pourcentage correspondant aux vacances. 37% pour les problèmes comportementaux ne me surprends pas, c’est souvent la faute du chien ou du chat, sans se remettre en question. Autant vous dire que j’ai rencontré ces différents cas dans ma vie, finance, petits problèmes de comportement, voisinages, soins, voyages, mais à priori, tous mes animaux sont encore là.

Après ce merveilleux (ironie bonjour) constat, je vais vous dire pourquoi j’ai choisi d’adopter en refuge et ces chiffres n’y sont pas pour rien.

Pourquoi j’ai choisi d’adopter en refuge ?

D’une part, il faut savoir que j’ai toujours grandi avec des chiens, de races plus particulièrement. Mon grand-père chassait (oui, c’est pas bien) et on a eu plusieurs chiens de chasse. J’ai toujours aimé les chiens et comme toute fillette qui a grandi au milieu des poils, je rêvais d’avoir mon chien à moi, un jour.

chien cage

Au départ, je ne m’étais pas trop demandée où est-ce que je prendrais ce futur chien de mes rêves. A l’adolescence, j’ai voué un amour pour les bull terriers (merci le film Baxter qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps). Refuge, élevage, particulier, je crois que je m’en fichais d’où il viendrait.

Au fil du temps, des recherches, de l’achat et d’adoption d’autres animaux (mes furets que j’ai depuis plusieurs années), j’ai affiné mes envies et mes convictions. J’ai eu de nombreux furets dans ma vie, la majorité a étée acheté en élevage, quelques uns ont été recueillis et adoptés via des associations. Si je devais en reprendre après Idan (le dernier qui me reste), je me dirigerais vers des associations.

Pour revenir au chien, en 2010 ou 2011, je me suis lancée en tant que famille d’accueil pour une association qui prenait en charge des bulls terriers. C’était une très belle expérience, courte, mais elle m’a permis de continuer à forger mes convictions. Je voulais toujours un bull terrier, mais je savais que je le prendrais dans un refuge.

Finalement, les années ont passé. Toujours pas de chien à l’horizon. Je me suis rabattue sur le chat et quand j’ai décidé d’en adopter un, c’était logique d’aller à la SPA pour trouver mon bonheur. Puis, quand j’ai emménagé au Pays Basque, j’ai profité du temps que j’avais pour devenir bénévole à la SPA. Bénévolat de courte durée, je l’avoue, je regrette un peu d’ailleurs…

Chat et chien ont été adoptés à la SPA, mais j’aurais pu me diriger vers d’autres associations. Quand le moment est venu, cela coulait de source que je devais aller en refuge pour les adopter. Je n’ai pas hésité. Je donnais sa chance à un animal et je libérais une place pour un autre. Je vais vous expliquer comment j’en suis arrivée là.

Deux adoptions qui ont changé ma vie

Je vous parle de deux adoptions, mais en fait, il y en eu plus que cela. Je vais d’abord vous parler d’une adoption « coup de foudre ». L’adoption de Tsukiyo, l’un de mes furets. A l’époque, je rêvais d’avoir un furet albinos assez costaud. Tsukiyo avait été abandonné bébé avec ses dix frères et soeurs dans un refuge près de chez moi. Il faut savoir que dans le monde du furet, les albinos n’ont pas vraiment la côte. Ils sont restés des mois avant de trouver des adoptants. Moi ? Je suis tombée amoureuse de ce furet. Il était exactement comme je l’imaginais et il avait un sacré caractère. On a appris à se faire confiance au fil des mois, il avait tendance à mordre un poil fort, mais je n’ai jamais regretté de l’avoir adopté. Malheureusement, je l’ai perdu bien trop tôt.

Si vous me suivez sur Instagram, je pense que vous savez de quelles autres adoptions je vais vous parler. Mes deux compagnons de procrastination, Popset et Théo.

chat Popset

J’ai adopté Popset en 2015. A l’époque, je vivais avec une personne qui avait déjà un chat et qui a accepté qu’on en prenne un second. J’avais des idées très arrêtées sur le chat que je voulais. Surtout pas tigré, avec le poil long, ça serait cool, plutôt sociable c’est mieux. Sur le site de la SPA, j’ai vu une petite chatte de six ou sept mois qui m’intéressait. J’ai donc appelé, mais elle était déjà réservée. Ils m’ont quand même dit que je pouvais passer parce que parfois les réservations sont annulées.

J’ai donc fait une heure de route pour rencontrer cette chatte. Tout aussi adorable en vrai qu’en photo. Heureusement pour elle (malheureusement pour moi), la famille qui l’avait réservée, était présente en même temps que moi pour venir la récupérer. Le bénévole m’a donc montré les autres chats à l’adoption. J’ai fait deux fois le tour. A chaque fois que je désignais un chat, soit il était malade, soit il n’était pas ok congénères. C’était bien ma veine.

Avant de partir, nous sommes retournés où était la petite chatte, non loin de la sortie. En face d’elle, un chat ronronnait, miaulait en se frottant au barreau. Il s’appelait Mister. Il ne ressemblait pas du tout au chat dont je rêvais. Pourtant, il m’a séduit. Le bénévole m’a proposé de le prendre dans mes bras. J’ai dit « ok », c’en était fini de moi. Il nous a montré d’autres chats, mais celui que j’avais dans les bras surpassait déjà tous les autres.

Nous avons ramené Mister à la maison que j’ai renommé Popset. Il a miaulé pendant tout le trajet. Un râleur, un trait de caractère qui n’a pas changé. On est passé par des phases difficiles, des moments de doute et de ras le bol. Aujourd’hui, je ne verrais pas ma vie sans lui.

Enfin, le dernier de la famille. L’adoption de Théo est plus de l’ordre du hasard que de la décision mûrement réfléchi depuis des mois, je l’avoue. A l’époque, je promenais les chiens à la SPA quand je suis tombée sur ce chiot chocolat et ses quatre frères et sœurs. Il devait avoir six semaines. Je suis tombée amoureuse de lui (oui, j’ai un cœur d’artichaut). Il n’a pas quitté mon esprit pendant toute la semaine. Le coup de foudre. La semaine d’après, j’allais le réservé et lui donnait son nouveau nom, Théo.

L’histoire est moins longue qu’avec Popset parce que j’ai marché au coup de cœur et à l’impulsion avec Théo. Certes, ce n’est pas le plus sérieux, je le conçois. Après la réservation, je l’ai attendu avec impatience. Une semaine s’est écoulée avant que je puisse venir le chercher. Quand je l’ai revu, il avait encore grossi et ne ressemblait plus au chiot dodu et empoté. Je suis rentrée chez moi avec un chiot de neuf kilos qui avait peur d’aller dehors et que je devais porter pour aller faire pipi. Comme avec Popset, j’ai eu des moments de doutes et des difficultés, je me suis beaucoup remis en question et ai su me faire accompagner.

Chaque adoption est unique. Elle apporte son lot d’erreurs, d’hésitation et de bonheur. A l’heure qu’il est, j’écris cet article avec Popset à ma gauche et Théo à ma droite. Ils sont toujours présents, dans de nombreux moments de ma vie. Malgré les changements qu’il y a pu avoir, je n’ai jamais eu l’idée de les abandonner. C’est inconcevable pour moi. J’aime bien cette citation « Le bonheur est dans l’inconnu ». Théo et Popset étaient des inconnus qui m’ont apporté le plus grand bonheur du monde.

Le problème quand tu adoptes, c’est que tu as envie de tous les sauver.

Et après, d’autres adoptions ?

Je me suis déjà posée la question de plus tard qu’est-ce que je ferais. Chaque jour, je vois tous ces animaux abandonnés, maltraités. Les nombreuses associations spécialisées qui les prennent en charge et les placent. Financièrement, je ne pourrais pas avoir d’autres animaux. De plus, je ne me vois pas en avoir d’autres pour l’instant. Je crois que nous avons trouvé un équilibre qui nous convient à quatre.

Néanmoins, si un jour, j’ai la possibilité et que le moment est bien choisi, je me dirigerais vers une adoption (bien sûr), je ne sais pas encore vers quel refuge. J’hésite à vrai dire. J’aimerais beaucoup sortir un vieux chien, ils ont souvent du mal à trouver des adoptants dû à leur âge. Sinon, étant proche de l’Espagne, je pense de plus en plus au Galgos et Podencos maltraités là-bas.

Je me permets de vous partager quelques liens d’associations, si vous souhaitez en savoir plus :

– Galgos et Podencos : Lévriers du sud, Lévriers sans frontières, Hope for podencos, sur Facebook, vous trouverez de nombreuses pages françaises, espagnoles, anglaises.
Association GRAAL, réhabilitation d’animaux issus de laboratoire
– Furets : Association il court, il court le furet, Furets à adopter en association
SPA
Rescue
Vous trouverez facilement de nombreuses associations spécialisées dans certaines espèces ou races pour trouver votre bonheur. On trouve toute sorte de chiens, chats, animaux en association, des vieux, des jeunes, des sociables, des timides, de toile vierge et des dossiers bien remplis, il faut savoir oser, se lancer et apprécier l’être vivant qu’on a en face de nous et qui a tant à nous apporter.

chat dans la rue

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2 réflexions au sujet de « Pourquoi j’ai adopté en refuge ? »

  1. L’abandon est en effet quelque chose qui me rend folle de rage, et oui l’été est la pire période… ba on prend une PELUCHE quand on est pas prêt à faire de concessions pour les vacances ou être inconscient qu’ils GRANDISSENT ou dépenser des sous pour les soins, la bouffe et j’en passe. Je crois avoir déjà lu d’ailleurs que souvent ceux qui sont abandonnés en saison estivales ont été un cadeau de Noël quand ils était bébés et mignons… — » ceux qui sont non seulement abandonnés mais en plus attachés c’est « le pire » (sans vouloir hiérarchiser bien sûr, c’est de toute manière inacceptable) je trouve parce que c’est ne pas leur laisser la moindre chance de s’en sortir et c’est une mort lente qui les attend… connaissant l’attachement qu’ont la plupart des chiens pour leurs maîtres j’en pleure quand je vois des vidéos à ce sujet (je pense aux campagnes de 30 millions d’amis) tant le sentiment de trahison et d’incompréhension se lit dans leurs yeux, ça me brise le coeur. L’histoire que tu racontes de la chienne à l’oreille coupée pour ne pas être identifiée me laisse sans voix mais ne me surprend malheureusement pas plus que ça. Je ne sais pas si ça se fait encore les tatouages aujourd’hui vu qu’il existe les puces électroniques ?

    Bon après s’il n’y a vraiment pas le choix pour une question de santé par exemple et que ce n’est pas du tout fait de gaieté de coeur je serai plus tolérante évidemment. Et justement ça me fait peur quelque part car je sais que ma mère ET la sienne ne pouvaient pas approcher un seul chat pendant leurs grossesses donc même si ce n’est pas du tout à l’ordre du jour et que je ne sais pas non plus si ça changera dans le futur, je serais effondrée de devoir me séparer d’un compagnon pour cette raison même si elle est sérieuse. Par contre j’ai déjà lu des histoires de parents qui font dégriffer leurs chats dès qu’un bébé naît et je trouve ça assez violent mais il faudrait que je me renseigne plus sur le sujet. Mais sinon quand on a déménagé l’an dernier, j’ai eu très peur pour Saphir car lui qui était tout le temps dans le jardin n’en a plus du tout ici alors je craignais qu’il ne s’adapte pas et en plus plusieurs personnes m’ont dit que je ferais mieux de le donner… déjà que j’étais très mal de devoir changer de maison pour une autre que je n’aime pas, qu’en plus ce changement s’est fait de manière brutale et dans une très mauvaise ambiance, l’idée de devoir en plus perdre le seul petit être qui me forçait à me dire que je n’avais pas le droit d’arrêter de vivre, je ne pouvais pas le supporter, tout en culpabilisant.

    Oh les familles d’accueil pour animaux je trouve ça tellement bien ! J’aimerais bien tenter un jour, mais j’avoue que mon attachement très fort très vite combiné à mon hypersensibilité/émotivité me fait parfois douter que ce soit une si bonne idée ^^’ s’il y avait un refuge près de chez moi je pense que je serais aussi bénévole ou du moins que j’aurais essayé car même sans travail ça m’aurait donné une raison de m’accrocher et de me forcer à sortir de chez moi ces deux dernières années mais malheureusement ils sont plutôt éloignés et je n’ai pas le permis de conduire, et les transports public sont pas spécialement pratiques non plus pour ces lieux-là.

    Par contre ma grand mère a adopté son chien (un jack russel) à la SPA de sa ville et elle ne nous en a pas fait un bon retour hélas 😦 la dame qui l’a reçue était très désagréable. Je ne connais pas du tout les furet mais ça a l’air rigolo est caractériel du peu que j’en vois sur le web ^^

    Oh c’est trop mignon pour Popset ! J’ai l’impression que c’est souvent comme ça pour les adoptions, au final ce n’est pas du tout celui auquel on s’attendait pour qui on a le coup de coeur. Le chien précédent de ma grand mère était aussi un Jack Russel et ce n’était pourtant pas du tout ce qu’elle souhaitait de base car il était très vif et elle en voulait plutôt un calme mais il lui avait tapé dans l’oeil 🙂 Sinon j’ai souvent entendu que « on ne choisit pas un chat, c’est lui qui vous choisit » ^^ Ah je t’imagine trop écrire cet article avec chacune de tes boules de poils à côté hihi et dans un film où les animaux ont le langage humain je les vois bien juger ton texte et te dire de rectifier telle ou telle chose haha 😀

    Je n’avais pas entendu parler de ces chiens maltraités d’Espagne, je vais me renseigner ! J’avoue que j’aime plus la démarche du refuge que de l’élevage, mais j’admets aussi que ça fait 17 ans que je rêve très fort d’avoir un jour mon petit cavalier King Charles Spaniel à moi que j’appellerais Cookie, ils me font tellement craquer ❤ de toute façon ce n'est pas pour aujourd'hui, je verrai bien quand j'en aurai la possibilité. Quoi qu'il en soit, comme Pauline me l'expliquait une fois, je ne commencerai pas par un bébé qui est plus compliqué à éduquer ! même si ce n'est jamais du tout cuit avec un animal aussi aimant soit-il comme tu l'expliques 🙂 Sinon j'ai grandi 13 ans aux côtés d'une petite coton de Tuléar qui me manque encore aujourd'hui alors je pense que si j'ai un jour l'occasion d'en avoir un autre je ne dirai pas non ! Et si on va encore plus loin dans le temps, si j'ai la chance un jour d'avoir une maison avec un jardin (même si je sais que ça ne fait pas tout) j'aime beaucoup les braque de Weimar et les Samoyede ! Et j'en oublie encore sûrement un tas d'autres auxquels je ne pense pas tout de suite ^^ Après même si je sais que comme on en avait discuté, chaque chien a son caractère indépendamment de la race, je crois qu'il y a certaines caractéristiques chez certaines races (et pas seulement au niveau du mental) que je ne me vois pas capable de gérer comme par exemple le Husky sibérien ou le Akita Inu.

    Merci pour les liens ! 😀 la réhabilitation d'animaux de labos c'est tellement important. J'ai déjà lu d'ailleurs que les beagle étaient les chiens les plus ciblés et que des gens se les faisaient parfois même voler dans leur propre jardin, c'est terrifiant…

    Bon alors tu ne le sais peut-être pas encore parce que c'est la première fois que je visite ton petit blog mais que ce soit sur ce format ou sous les vidéos je suis la pro des commentaires-pavés haha Alors forcément si tu me lances sur un tel sujet, tu ne pouvais pas y échapper ! :p sorry not sorry. Et je te souhaite encore de belles aventures encore avec tes loulous ! (que j'aime bien suivre sur instagram, j'avoue) Bisous ❤

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    1. Merci pour ce merveilleux (très long commentaire) ! Ca fait toujours plaisir de voir qu’un article intéresse et fait réagir. On a déjà pas mal échangé à ce sujet et que tu as de bonnes intentions. Le moment venu tu trouveras toi aussi ta perle ❤

      J'aime

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