Glénat

Marie-Antoinette, La jeunesse d’une reine – Fuyumi Soryo

Édition : Glenat
Genre : Seinen,Historique
Volume : One-shot
Prix : 9.15€

Synopsis

Vienne, 1770. La jeune  »Antonia », archiduchesse d’Autriche et fille de l’impératrice Marie-Thérèse, entreprend un voyage en France pour vivre auprès de son époux, Louis-Auguste, dauphin de France. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont juré amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives. Après une rapide présentation à celui dont elle devra partager sa vie, Antoinette se retrouve propulsée dans un nouveau monde : la cour de Versailles. C’est là, dans cet environnement aux codes si déroutants, qu’elle va apprendre à découvrir la personnalité d’un homme quelque peu mystérieux : le futur Louis XVI, roi de France… L’amour pourra-t-il naître d’un mariage arrangé ?

Avis

Je connais Fuyumi Soryo pour sa série, Cesare qui est fort intéressante et magnifique. Je dois dire que visuellement Marie-Antoinette est à la hauteur, mais l’histoire manque de profondeur.

Pour ce one-shot, la mangaka a choisi une infime partie de la vie de notre Reine de France, son arrivée dans notre bon pays, sa rencontre et son mariage avec Louis-Auguste, futur Louis XVI. Choix quelque peu étonnant, mais pouvant être intéressant.

Le problème qui se pose assez vite, c’est la grande liberté prise par Fuyumi Soryo. Même si on est prévenu, l’histoire se transforme en romance un peu niaise, ressemblant à n’importe quel shojo.
De plus, Louis-Auguste apparaît comme un bel Apollon alors que selon les dires, on est assez loin de la réalité. Marie-Antoinette, quant à elle, est une jeune fille innocente, facilement manipulable, alors qu’elle aurait plus tendance à être quelqu’un d’espiègle qui fait ce qui lui plaît.

On ne peut remettre en cause le travail de recherche quant aux décors de Versailles et aux vêtements de la Cour. Chaque détail est travaillé, rien n’est laissé au hasard, de la décorations du château aux ornements de robes, tout y est. D’ailleurs à la fin du manga, nous pouvons voir quelques photographies et tableaux sur lesquels s’est appuyé Fuyumi Soryo.

Si le qualité visuel du manga n’est pas à remettre en cause, celle de l’intrigue laisse à désirer. L’intrigue est assez lente, sans réel péripéties ou retournement, dû aussi à l’Histoire, mais comme les personnages sont assez banals, voire prévisibles, le tout manque de relief. Pour ma part, j’aurai trouvé intéressant de se concentrer sur les deux personnages principaux, Louis-Auguste, homme timide, pas très avenant, face à une Marie-Antoinette au caractère vif, les difficultés qu’ils rencontrent, le dédain qu’elle commence à lui apporter. Il y avait aussi matière sur la vie à la Cour et les manipulations que subit Marie-Antoinette, entre ses « tantes » et sa mère.

En résumé, Marie-Antoinette est un manga très beau, mais qui manque de vie, l’intrigue est un peu molle, comme ses deux personnages et le principe du one-shot, à mon avis, dessert l’histoire et l’Histoire.

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3 réflexions au sujet de « Marie-Antoinette, La jeunesse d’une reine – Fuyumi Soryo »

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