Fleuve éditions

Le syndrome de la vitre étoilée – Sophie Adriansen

Édition : Fleuve éditions
Genre : Contemporain
Pagination : 352
Prix : 19.50€

Quatrième de couverture

« – Alors, cette soirée ?

Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.

Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît. »

Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant.

Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils « bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ?

Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence.

Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre.

Avis

Le syndrome de la vitre étoilée m’a attiré de part son sujet et surtout par le ton donné. A aucun moment on ne tombe dans le pathos, on reste en équilibre entre humour et compassion.

La narratrice, Stéphanie, dévoile dans une sorte de journal intime sa difficulté à tomber enceinte avec son conjoint. Des années de vie commune, avec Guillaume, l’homme presque parfait, après l’ambition, vient l’envie d’avoir des enfants, mais le corps ne réponds pas. Alors commence les inquiétudes, les rendez-vous et les supplices à un corps qui ne lui appartient plus vraiment.
On découvre les sarcasmes et les maladresses de ses proches, les souvenirs d’un temps meilleur et le triste présent.
Sophie Adriansen offre une roman touchant entraînant le lecteur dans la quête de bonheur d’une jeune femme.

Stéphanie a tout pour être heureuse. Une belle carrière, un homme aimant, elle croque la vie à pleine dent. Mais la vie commence à avoir un goût amer lorsque ses amies tombent enceintes les unes après les autres et que chez elle il ne se passe rien.
Vient la remise en question, les doutes et la colère, les pourquoi, les comment. Pendant la moitié du roman, on voit Stéphanie se déconnecter d’elle-même et finir par se perdre, obséder par cette « norme » de la société, mais est-ce que c’est ce qu’elle veut vraiment.

Sans tomber dans le tragique, l’auteur décrit les déboires que vivent nombreux couples qui souhaitent avoir des enfants sans réussite, mais aussi elle pointe du doigt cette stigmatisation qu’à un certaine l’âge, l’horloge naturelle vous rappelle qu’il faut fonder une famille. Petit à petit Stéphanie se détache de ce carcan pour retrouver un contrôle sur son corps et sur sa vie.

Avec des chapitres courts, Sophie Adriansen écrit un roman surprenant dans son rythme et terriblement accrocheur. Les pages se tournent avec tristesse, avec envie, avec bonheur, dans la découverte d’une vie anodine. On s’identifie à la narratrice parce que d’abord, elle n’a pas vraiment de nom, sauf quand certains personnages  la nomment, ce qui arrive peu, elle ressemble à madame tout le monde, elle est l’image de la femme moderne, toujours remise en question et toujours à la recherche de liberté.

Le syndrome de la vitre étoilée est un roman poignant et divertissant. L’auteur décrit avec talent les questionnement, les échecs et les réussites d’une femme lumineuse.

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2 réflexions au sujet de « Le syndrome de la vitre étoilée – Sophie Adriansen »

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