Robert Laffont

Brooklyn – Colm Tóibín

Titre VO : Brooklyn
Édition : Robert Laffont
Genre : Contemporain
Pagination : 314
Prix : 21€

Quatrième de couverture

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.

Avis

J’ai découvert Brooklyn lors du Book club de septembre organisé par Livraddict. Je me suis dis que c’était l’occasion de lire ce roman qui avait fait parlé de lui lors de la sortie du film l’année dernière. Autant le dire tout de suite, c’est une petite déception…

Eilis Lacey, jeune irlandaise fraîchement diplômée en comptabilité ne trouve pas de travail dans sa ville d’origine Enniscorthy. Grâce au père Flood, sa sœur, Rose lui trouve un emploi de vendeuse aux États-Unis, elle lui permet ainsi à Eilis de prendre sa vie en main et de quitter le cocon familiale.
A Brooklyn, elle découvre une nouvelle vie plus moderne et apprend à faire face au mal du pays.

Au départ Brooklyn avait toutes les chances de me plaire. L’époque des années 50, le voyage initiatique d’une jeune fille qui peut prendre son destin en main, une jolie histoire d’amour, malheureusement la sauce n’a pas pris. Je me suis ennuyée la plus grande partie du roman. Il faut dire que l’histoire n’a pas un rythme effréné ce qui en soit n’est pas gênant quand le style de l’auteur l’emporte, mais Colm Tóibín n’a pas réussi à me happer dans l’aventure d’Eilis.

Le roman est découpé en plusieurs parties retraçant des épisodes « importants » de la vie d’Eillis. Nous la rencontrons dans ville natale à Enniscorthy, on comprends vite que Rose donne une belle chance à Eilis en l’envoyant à Brooklyn. Leur mère ne sait pas vivre seule depuis la mort de son mari et Rose se sacrifie pour sa sœur. De plus, Enniscorthy apparaît comme une ville ancrée dans les traditions et les « on dit » où chaque voisin scrute tout ce que vous faites.
A Brooklyn découvre une tout autre vie, plus moderne et libre, bien que sa logeuse irlandaise ne se gêne pas pour se mêler de ce qui ne la regarde pas, mais elle lui sera d’une grande aide au moment opportun.
Malgré le manque d’actions, il est intéressant de découvrir deux univers différents dans une même époque. Eilis est d’une certaine façon confrontée à un choc des cultures et tentera de s’adapter au fil du temps.

Eilis est une jeune fille réservée, peut-être effacée par la popularité de sa sœur en Irlande. Son installation aux États-Unis et la confrontation avec d’autres jeunes filles plus extraverties ne vont pas forcément l’aider à s’ouvrir. Jeune fille bien élevée, elle pense beaucoup, mais ne dit pas grand chose. Tout au long du roman, j’ai eu l’impression qu’elle subissait sa vie au lieu de la vie alors qu’elle montre un caractère volontaire et généreux. J’aurai pu m’attacher à elle, si je n’avais pas eu envie de la secouer un petit peu.
Sa rencontre avec Tony, un jeune homme italien, va amener un peu d’énergie au récit. Tony est attendrissant, plein d’humour, il fera sourire plus d’une fois Eilis et lui permettra de s’épanouir dans sa nouvelle vie. Plein d’audace, Tony sait très bien où il va et ce qu’il veut alors qu’Eilis nage dans un brouillard flou.

Un incident funeste obligera Eilis à prendre un congé pour retourner en Irlande. La nostalgie d’une vie qu’elle connaît la frappera de plein fouet. Jusqu’au bout le lecteur se demandera si Eilis restera dans le confort connu de l’Irlande ou continuera-t-elle son émancipation à Brooklyn.
Son cœur sera toujours partagé entre l’Irlande et les États-Unis et ses choix seront plus de raisons que d’envies.
J’avoue que la fin m’a dérouté et m’a frustrée, elle est même plutôt brusque. Après, je me suis demandée si il pouvait réellement avoir une « bonne » fin à cette histoire. Si Eilis m’a paru fade, Colm Tóibín a réussi à m’attacher à certains personnages, et que les choix d’Eilis, malgré sa gentillesse, n’épargneront pas.

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2 réflexions au sujet de « Brooklyn – Colm Tóibín »

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