Top Ten Tuesday

Top Ten Tuesday ! #16 Auteurs de même nationalité

f634a-1658773_orig

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani, et maintenant sur Frogzine.

Les 10 livres d’auteurs de même nationalité que vous possédez

Je triche un peu cette semaine car le thème initial, « Les 10 livres qui ne vous ont pas plu dont vous continuez à lire l’auteur » ne m’inspire. Puisque je n’ai pas fait celui de la semaine dernière, je le reprends aujourd’hui avec des auteurs japonais qui traînent dans ma bibliothèque.

Alors Belka, tu n’aboie plus?, Hideo Furukawa
En 1943, l’armée impériale japonaise laisse derrière elle quatre chiens sur une île déserte.
Ils la quitteront, et leurs descendants se répandront sur la terre pour chercher, au fil de leur généalogie chaotique, un lieu où ils puissent se sentir véritablement à leur place. Leur terre promise à eux. Ils participeront à toutes les aventures du XXe siècle, sur terre, sur mer, et même au-delà, pour nous donner à lire, dans un prodigieux renversement de valeurs, une nouvelle histoire du monde et adresser en même temps une déclaration de guerre à notre XXIe siècle.

Le chat qui venait du ciel, Takashi Hiraide
Quand le narrateur et sa femme emménagent un jour dans le pavillon indépendant d’une ancienne demeure japonaise, ils ne savent pas encore que leur vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille.

Mémoires d’une geisha, Yuki Inoue
Née en 1892, vendue à l’âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l’apprentissage du dur métier de geisha. C’est un peu l’envers du décor qu’elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la  » Mère  » et des  » grandes sœurs « . Après son initiation sexuelle, elle s’enfuira, puis reviendra vivre dans le  » quartier réservé  » avant de devenir elle-même patronne d’une maison de geishas. Récit bouleversant, description édifiante de la vie de tous les jours dans l’intimité d’une okiya, avec ses cérémonies, ses coutumes, ses fêtes et ses jeux. On y entend des histoires de plaisirs, de chagrins, de courage aussi, qui éclairent sous un jour nouveau ce monde fermé sur lequel l’Occident ne cesse de s’illusionner.

Je veux devenir moine zen!, Kiyoshiro Miura
Un livre comme un kôan zen: d’une simplicité désarmante, il raconte avec une allégresse et un humour dévastateurs comment la décision d’un petit garçon de devenir moine zen va bousculer toutes les certitudes de ses parents, changer leur rapport au monde et les éveiller malgré eux à des vérités qu’ils n’avaient jamais soupçonnées.

Love & Pop, Ryû Murakami
Love & Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon, dont Murakami avait déjà fait le sujet troublant de son film Tokyo Decadence. Par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu. La littérature n’a que faire des questions de moralité, dit Murakami Ryû, qui a construit son roman à la manière d’une œuvre d’Andy Warhol, en fondant dans la narration des bribes de conversations, d’émissions de radio ou de télévision, des litanies de marques, de titres de films ou des paroles de chansons à la mode. Comme un bruit de fond faisant soudain irruption au premier plan pour saturer le sens de ces rencontres qui ouvrent sur tous les possibles de l’humain. Tandis qu’une violence latente se fait de plus en plus pressante et précise.

Tôkyô électrique, Tomomi Muramatsu, Ryûji Morita, Mariko Hayashi et Makoto Shiina
Cinq écrivains japonais de premier plan nous livrent leur vision de Tôkyô. Des visions de l’intérieur, où chacun s’approprie le paysage d’une cité aux multiples visages, des dancings de Shinjuku à la douceur des quartiers gagnés sur la mer de la ville basse. La prostituée philippine, la ménagère au poste de police, la femme qui disparaît après avoir brillé dans le cœur des habitués d’un bar comme la brusque flamme d’une allumette, l’homme qui s’est installé une tente au sommet d’une tour et découvre soudain de là-haut les étoiles. Autant d’éclats d’histoires qui, de nuit comme de jour, illuminent la ville de Tôkyô et en dessinent la géographie sentimentale.

La tombe des lucioles, Akiyuki Nosaka
L’histoire d’un frère et d’une soeur qui s’aiment et vagabondent dans l’enfer des incendies tandis que la guerre fait rage ; une histoire qui est celle que Nosaka vécut lui-même, âgé de quatorze ans, en juin 1945. Le traducteur, Patrick De Vos, décrit son écriture comme un brassage de toutes sortes de voix, de langues, la plus vulgaire comme la plus classique, où se déverse par coulées enchaînées les une aux autres le flot ininterrompu des images.  » Ce sont ces images que l’illustrateur Nicolas Delort fait naître, avec un réalisme stupéfiant, elles restituent toute la profondeur dramatique de cette période, la tendresse des liens qui unissent les deux enfants, l’intensité poétique et visionnaire du texte de Nosaka.

Choses dont je me souviens, Natsume Sôseki
Certains livres, parfois, semblent portés sur l’aile frémissante d’un oiseau. En voici un, né de la joie intense d’avoir échappé à la mort. En 1910, hospitalisé pour une grave maladie qui met ses jours en danger, Sôseki note au quotidien l’évolution de son état et ses réflexions. Choses dont je me souviens. Ce qu’il tente de retenir avec tant de hâte, malgré son extrême faiblesse, c’est bien sûr le miracle de la vie rendue, mais surtout la paix du cœur, la clarté pleine de grâce qu’a atteinte sa conscience libérée de la pression de la vie réelle par cette expérience si particulière de la maladie. « Si je fais le compte des occasions où j’ai pu me dire au cours de ma vie qu’une chose m’avait réellement rendu heureux, réellement reconnaissant, réellement humble, je m’aperçois qu’elles sont infiniment rares. Mon souhait le plus cher est de conserver intacts dans le fond de mon cœur, le plus longtemps possible, ces sentiments privilégiés qui m’habitaient alors… » Si ce texte, prose entremêlée de poèmes, a une tonalité unique dans l’œuvre de Sôseki, c’est que l’écrivain en a fait la mémoire du bonheur.

Install, Risa Wataya
L’étrange début dans la vie d’Asako, lycéenne de terminale qui a déserté la guerre des examens, et de Kazuyoshi, un petit génie de l’informatique de dix ans, qui se lancent tous les deux dans la gestion d’un site de conversations pornographiques sur Internet.
Après avoir fait le tour des dangers et des mensonges du monde virtuel, Asako et Kazuyoshi retourneront à la solitude fondamentale de l’enfance face aux adultes et à l’avenir. Ecrit à dix-sept ans pendant ses vacances d’été, le premier roman de Wataya Risa : un subtil composé d’innocence et de perversité, d’allégresse et de désespérance.

Park life, Shuichi Yoshida
Ce petit roman est une bouffée d’air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tôkyô, où l’on pénètre sur les pas d’un jeune employé légèrement excentrique, et soudain  » l’exhalaison de terre et d’herbe vous chatouille les narines « . Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants. rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s’exerce à chambouler la perspective pour voir le monde autrement. Il arrive que s’y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s’envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s’ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l’enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n’est pas loin, les buildings cernent l’horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l’existence, la petite musique d’un grand parc au cœur d’une immense capitale.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Top Ten Tuesday ! #16 Auteurs de même nationalité »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s