Pocket

Après la nuit – Chevy Stevens

Titre VO : That night
  Édition : Pocket
Genre : Thriller
Pagination : 464
Prix : 8.20€

Quatrième de couverture

Adolescente, Toni Murphy a une vie compliquée entre un petit ami, Ryan, qu’elle adore, des parents avec qui la relation est conflictuelle et des camarades de classe qui lui mènent une vie d’enfer. Sa vie tourne au cauchemar quand sa sœur cadette est assassinée une nuit d’été. Toni et Ryan sont reconnus coupables de meurtre et envoyés en prison. Aujourd’hui âgée de 34 ans, Toni se retrouve en liberté conditionnelle. De retour dans sa ville natale, elle essaie de reprendre une vie normale. Mais rien n’est facile. Elle a interdiction de revoir Ryan, sa mère doute de son innocence et le groupe de filles qui lui a mené la vie dure au lycée la harcèle de nouveau. Surtout, Toni prend conscience qu’elle ne pourra tourner la page tant qu’elle n’aura pas découvert la vérité. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Mais la vérité a un prix…

Avis

J’ai découvert Chevy Stevens avec Séquestrée que j’avais adoré, l’auteur m’avait gardé en haleine jusqu’au bout et le dénouement m’avait retournée. Après la nuit est plus prévisible, mais cela n’enlève rien au tourment dans lequel plonge Toni et le lecteur au fil de ses découvertes.

Toni Murphy est une adolescente rebelle, en conflit avec ses parents, harcelé par les filles de sa classe, incomprise de tous, elle ne trouve refuge qu’auprès de Ryan.
L’été de ces 18 ans, elle n’attends qu’une seule chose, pouvoir quitter sa petite ville et commencé une nouvelle vie. Malheureusement rien ne va se passer comme prévu et la mort de sa petite sœur, Nicole, l’enverra en prison pour les quinze prochaines années de sa vie.

Le roman commence dès la sortie de Toni de prison, elle a 34 ans et elle souhaite juste se réintégrer dans la société et reprend une vie « normale ». Dès le deuxième chapitre, on retourne dix-sept ans en arrière, l’année où tout a basculé. Chevy Stevens alterne le passé et le présent pendant les trois quart du roman, ce qui permet au lecteur de s’attacher fortement à Toni, d’essayer de comprendre comment elle a pu en arriver là, mais garde aussi une part de mystère sur Nicole, sa sœur.

Personnellement, j’ai été énormément touchée par l’histoire de Toni. Une adolescente un peu rebelle qui s’habille de façon grunge, qui boit et qui fume, mais qui a des notes corrects, qui veut juste vivre son adolescence de façon normale et pouvoir aimer son copain en paix. Elle se retrouve harceler par Shauna, un de ses anciennes amies, et sa bande de suiveuse, insulter, parfois frappée, tout est fait pour l’humilier, l’exclure, lui retirer tout sentiment de dignité et personne ne fait rien pour l’aider, personne ne la croit. Plusieurs fois Toni pointera du doigt ses problèmes et ses inquiétudes vis à vis d’elle-même ou de sa sœur, mais rien n’y fera. Nicole est la petite fille modèle que leur mère adore alors que Toni n’est que le vilain petit canard qui leur pourrit la vie. J’en ai eu des pincements au cœur jusqu’à la fin.

De l’autre côté, on suit une Toni qui a dû grandir plus vite, arrivée en prison vers 19/20 ans, elle passe ses premières années recluses à attendre les lettre de Ryan, incarcéré lui aussi. Elle s’enfonce dans l’obscurité qui ne la reverra jamais ressortir si elle continue comme ça. Étonnamment se sont les filles de la prison qui vont lui faire ressortir la tête de l’eau et on se prend d’affection pour ces femmes meurtrières, droguées, prostituées qui continuent leur vie enfermées et qui soutiennent Toni.

Toni a été cataloguée parce qu’elle ne rentrait pas dans le moule, ça a coûté la vie à sa sœur, ça lui a coûté sa liberté et la moitié de sa vie. Malgré tout elle en ressort plus forte et poussée par Ryan, décidée à connaître la vérité et reprendre sa vie en main. Ça serait mon petit bémol par rapport à ce roman : les révélations et le dénouement passent trop vite, même si quelques petites choses m’ont surprise.

Chevy Stevens offre avec Après la nuit un roman prenant, on n’est pas dans le thriller à suspens qui vous tient en haleine, mais plus dans le psychologique qui vous retourne parce que vous voudriez crier au monde entier qu’il se trompe.

Publicités

6 réflexions au sujet de « Après la nuit – Chevy Stevens »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s