Milady

Lame de fond – Cécilia Dutter

Édition : Milady
Genre : Contemporain
Pagination : 288
Prix : 5.90€

Quatrième de couverture 

En voyage professionnel à Bangkok en décembre 2004, Romane, une quadragénaire, réchappe miraculeusement au tsunami qui touche le pays. En découvrant le corps d’une femme qui lui ressemble dans la forêt, elle décide de changer de vie en endossant l’identité de la morte avant de s’enfuir pour l’Australie.

Avis

Lame de fond m’a laissé assez sceptique à la fin de ma lecture. Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas spécialement aimé non plus.

Romane est à Bangkok pour raison professionnel. Cette année, elle vivra l’une des plus grosses catastrophes du pays, le tsunami de 2004. Elle s’en sort indemne pour quelques raisons miraculeuses. A la recherche d’une aide, elle découvre une femme morte qui lui ressemble étrangement. Comme une révélation, Romane décide de prendre l’identité de la jeune femme et de s’offrir une seconde chance.

Lame de fond est un roman assez court qui se base sur un fait réel arrivé il y a quelques années et qui a profondément touché la population thaïlandaise. De ce fait, l’auteur rentre de notre réalité et crée avec Romane, une femme que nous pourrions croiser vous et moi. Malgré tout, je n’ai pas réussi à m’attacher à l’héroïne. Je n’arrivais à adhérer à ce choix.

Romane a la quarantaine, une vie « tranquille » avec un mari routinier et une fille qui la méprise. Elle se sent mal aimée par sa famille qui forme une sorte de clan, son mari et sa fille d’un côté, elle, de l’autre comme une exilée. On peut comprendre ce choix de repartir sur un nouveau pied, comme si on allait manquer à personne, mais je n’ai pas réussi à l’accepter. Pour moi, c’était une fuite en avant, sans vouloir assumer la déchéance de sa famille. Les choses n’arrivent pas toujours sans raison.
Cependant il est vrai que pendant tout le roman, Romane réfléchit longuement à sa famille, aux choix qu’elle a fait. Dans sa renaissance, elle entame une rétrospection de sa vie.

En revanche, on ne peut nier que Cécilia Dutter a une plume forte. Elle nous entraîne dans un sujet complexe sur la famille, la vie de femme et l’après catastrophe. Même si on y adhère pas, même si on ne comprend pas, on ne peut retirer à Romane, une volonté de vivre et d’être heureuse après ce retour brutal à la réalité.
C’est l’effet qu’à fait le tsunami dans la vie de Romane, il a tout balayé, tout emporté, mis tout à sac, et dans ce chaos, Romane n’a vu qu’une chance de reprendre sa vie en main.

Foncièrement Lame de fond ne m’a pas emporté. N’arrivant pas à cautionner le choix de Romane, je suis restée dans l’ensemble extérieur à sa nouvelle vie. Je l’ai même trouvé un peu lâche et « cruelle » de faire endurer une perte à sa famille, malgré les tensions entre eux. Au lieu d’affronter sa vie, elle l’a juste mise de côté, comme si elle n’avait pas vraiment existé, comme si ils seraient plus heureux sans elle, et elle a en construite une autre patiemment et difficilement.
(Par contre, je ne sais pas pourquoi cette fin, elle me plaît, mais pourquoi. Si certains l’ont lu j’aimerais connaître votre avis sur cette fin. Est-ce une forme de pardon? De happy end?)
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2 réflexions au sujet de « Lame de fond – Cécilia Dutter »

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