Milan

Les chiens – Allan Stratton

Titre VO : The dogs
Édition : Milan
Genre : Thriller, jeunesse
Pagination : 317
Prix : 14.50€

Quatrième de couverture 

Cameron devait être l’abri pour de bon, dans cette vieille ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère. N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois. Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque?

Avis

J’ai reçu Les chiens à l’occasion d’une Masse critique Babelio. J’étais intrigué par cette couverture mystérieuse et lugubre. Allan Stratton tient son pari avec un thriller pesant et inquiétant.

Cameron et sa mère fuit un père et un mari violent depuis plusieurs années. Après une énième dérobade, ils se retrouvent à vivre dans une vieille ferme à l’abandon qui cache quelques secrets.

Dès les premières pages, on rentre dans le vif du sujet. On rencontre, la mère de Cameron en proie à une grande inquiétude à lorgner par la fenêtre. Au bout de quelques paragraphes, la course commence, on prends les valises et on fuit.
Dans les yeux de Cameron, nous découvrons leur nouvelle demeure, quelque peu délabré dans une petite ville des États-Unis. Très vite, le garçon sent un malaise dans cette maison, accentué par les rumeurs de ses camarades d’école qui se moque allégrement de lui et de l’endroit où il vit.
Pendant tout le roman, on ne sait pas où est la vérité. Vient-elle de Cameron baladé de ville en ville par une mère paranoïaque? Ou d’adultes qui ne veulent pas dépoussiérer le passé?

Les personnages ne sont pas spécialement développés, pourtant ça ne freine en rien la lecture et l’immersion dans l’histoire. On s’imprègne principalement du personnage de Cameron puisque c’est lui le narrateur. On avance dans l’histoire à son rythme, partagé entre la peur et le doute. C‘est un garçon renfermé, il essaie de composer avec une vie de nomade qu’il n’a pas choisi. On ne sait plus à quel saint se vouer et on émet des hypothèses. Digne d’un enquêteur et doué d’une imagination dévorante, Cameron nous entraîne dans sa quête.  Obsédé par cette présence dans la maison, il tente de découvrir le fin mot de l’histoire.
D’autres personnages gravitent autour de Cameron et lui donne ce sentiment d’être fou. Sa mère est ultra protectrice et paranoïaque, quelques fois on ne sait pas si c’est dans sa tête que son mari la traque. A l’école, c’est un garçon solitaire qui a fait fuir le seul camarade qui voulaient bien lui parler. Le propriétaire de la maison a l’air taciturne, mais reste tout de même à l’écoute de Cameron. Tous ces personnages embrouillent le lecteur quand à l’état mental de Cameron.

Allan Stratton nous laisse dans un brouillard où nous errons de pages en pages. Si l’histoire est assez lente, elle reste tout de même bien rythmer, dévoilant ses secrets au compte gouttes. L’auteur joue avec nos nerfs jusqu’à la dernière ligne, bien que la fin soit couru d’avance.
Dans l’ensemble, Les chiens est un roman bien construit qui nous emmène dans une intrigue intense au côté d’un personnage vite attachant.
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