Michel Lafon

Dix minutes par jour – Chiara Gamberale

Titre VO : Per dieci minuti
Édition : Michel Lafon
Genre : Contemporain
Pagination : 304
Prix : 16.95€

Quatrième de couverture
Dix minutes par jour. Tous les jours. Pendant un mois. Dix minutes pour accomplir quelque chose qu’on n’a jamais fait. Dix minutes loin de nos habitudes. Pour arrêter d’avoir peur. Et réapprendre à vivre. Voilà le jeu auquel se prête la trentenaire Chiara – sur les conseils de son psychanalyste –, pour surmonter la perte de son emploi et l’abandon de son mari. Dès lors, elle se lance dans l’inconnu : elle cuisine des pancakes, marche à reculons dans la rue, se rend chez Ikea, se met au hip-hop, écoute les problèmes de sa mère. Jour après jour, elle appréhende la réalité avec un regard neuf et libéré du carcan des habitudes qui la conduira à des choix surprenants, pour se reconstruire, nouer des relations plus vraies et démarrer une nouvelle vie… Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois ?
Avis

Un roman intriguant sous forme de renouveau et découverte pour une héroïne perdue.
Chiara, trentenaire, voit sa vie chamboulée lorsqu’on son mari décide de rester à Dublin avec Siobhan et que Tiana, ancienne figure de Love Story lui pique sa chronique pour ouvrir le courrier des lecteurs.
La vie tranquille et sécuritaire sans débordement de Chiara vole en éclat et elle ne sait plus comment avancer. Alors son psychanalyste lui propose un petit jeu. Pendant dix minutes, tous les jours, pendant un mois, Chiara devra faire quelque chose de nouveau.
Dix minutes par jour est un petit roman fort sympathique sur la redécouverte de soi et la réappropriation de sa vie. Le lecteur se rend vite compte que Chiara, notre héroïne, est très dépendante de sa petite routine, c’est à dire, son mari, sa chronique et ses romans. Quand deux des trois pierres de l’édifice se font la malle, le petit château de Chiara tombe quelque peu en ruine.
Un mal pour un bien car l’héroïne va se redécouvrir au travers des différents défis quotidiens qu’elle doit faire pendant dix minutes.
Comme je disais, Chiara est attachée à sa routine quotidienne. D’abord chamboulée par son déménagement à Rome, suite aux travaux effectués dans la maison familiale, Chiara ne s’est jamais faite à la ville. Les dix minutes qu’elle effectue à faire de nouvelles choses lui permettent d’enfin découvrir son quartier et ses voisins. Elle apprends où est le fleuriste, le poissonnier, elle rencontre de nouvelles personnes. Elle se décide même à prendre en charge un jeune expatrié qui vit avec d’autres enfants dans une sorte d’association. 
Ce dernier, Ato, a bientôt dix-huit ans et devra quitté l’association. Il est comme une bouffée d’air frais pour la trentenaire. Il lui permet de reprendre pieds et d’affronter le quotidien sans son mari.
Chiara et Ato forment un duo un bancale, ces deux abandonnés de la vie se reconstruisent ensemble.
Autour de Chiara gravitent d’autres personnages. Les dialogues avec le psychanalyste m’ont un peu long puisque Chiara fait plus dans le monologue, le psychanalyste ne faisant que la diriger.
On voit très vite que plus jeune, Chiara avait une vie beaucoup épanouie et vivante. Elle a eu plusieurs colocataires qui sont restés des amis. Lors de sa chronique, elle mangeait chez différentes familles avec qui elle est parfois encore en contact.
Au fur et à mesure de l’avancé du livre, Chiara retrouve ses liens avec les gens qu’elle a cotoyé dans le passé et qu’elle a laissé de côté trop tournée vers son mari.
En parlant de celui-ci, je l’ai trouvé égoïste au plus au point… Il l’abandonne pour rester à Dublin avec une autre femme et il revient comme une fleur, mais il ne veut pas revivre avec elle  et se permet de lui faire des reproches sur ce qu’elle n’est pas… Tout va bien, je vais bien! Et là pour le coup, j’aurai bien bousculé Chiara parce qu’elle se laisser entraîner là-dedans. Heureusement, elle se remet continuellement en question et trouve la force de ne pas replonger dans ces bras.
Même si je n’ai pas toujours compris sa façon de faire, elle a un regard sur le monde très réaliste, empli parfois de peur, mais quand s’ouvre les portes de la curiosité (c’est poétique), on voit naître une autre femme plus sereine.

Dix minutes par jour est un très joli roman sur la vie, notre quotidien et ce qui fait que nous sommes heureux. Il faut savoir prendre ce qui nous vient, ne jamais cesser de découvrir de nouvelles choses et surtout ne dépendre de personne à par soi-même.
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