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Cinquante nuances de Grey – E.L James

Titre VO : Fifty Shades of Grey
Édition : JC Lattès
Genre : Romance érotique
Pagination : 551
Prix : 17€

Quatrième de couverture

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Avis

Deux ans après sa sortie (à peu près), Cinquante nuances de Grey fait encore parlé de lui avec la sortie au cinéma le 11 février du film du même nom. Je me suis dis que c’était le moment pour dépoussiérer mon avis et vous le faire partager (pas folle la guêpe).

Ai-je encore besoin de présenter l’histoire? Anatasia Steele est une jeune étudiante en littérature, vierge effarouchée, elle rencontre Christian Grey, multimilliardaire de 27 ans lors d’une interview qu’elle fait pour sa meilleure amie. Nous dirons que le courant passe tout de suite entre nos protagonistes, ce qu’Ana ne sait pas, c’est que notre cher Mr Grey a des tendances sexuelles assez spéciales…

Fan fiction de Twilight, E.L James n’en a gardé que les bases des caractères de Bella et Edward, le reste étant complètement différent. On aime ou on n’aime pas, Cinquante nuances de Grey n’est pas forcément une mauvaise idée, dans le fond. Apporter du BDSM dans une romance érotique est plutôt pas mal, ça change et ça pimente un peu. Là où le bât blesse, c’est la désinformation vis à vis de cette pratique. Christian Grey est un dominateur dans la vie en général, il aime tout contrôler et le dit haut et fort. Ana, quant à elle, est obnubilée par le beau Grey et dit oui à tout pour ne pas le perdre principalement. Plus que du BDSM, leur relation est centrée sur cette domination/soumission. Là où il devrait y avoir une sorte de jeu de rôle avec un safeword, des discussions autour de ce que chacun veut, on ne trouve qu’un contrôle gratuit sans écoute et sans consentement direct.

Ana est clairement une jeune femme très naïve et innocente, elle pourrait être mignonne si son comportement n’en devenait pas agaçant. J’ai un peu de mal à comprendre comment on peut dire oui une pratique qu’on ne connaît pas du tout alors qu’on a jamais eu de relation sexuelle de sa vie. Elle a beaucoup de mal à s’imposer face à Christian et oscille beaucoup entre son subconscient et sa déesse intérieur. Je crois que je suis la seule maso que la déesse intérieur a fait rigoler. Même si c’est un peu lointain, je trouvais qu’elle donnait un peu de crédibilité à Ana. (Oui oui je suis frappadingue)
Christian est tout à fait son opposé. Dominateur, un brin narcissique quand même, il a l’air vraiment attiré par Ana. Peut-être bien qu’il a des problèmes à exprimer ses sentiments de façon « normal », il n’empêche que quand on est assez intelligent pour s’en rendre compte et le dire, c’est qu’on peut faire quelque chose pour le changer. Après je dois dire qu’il ne m’a pas laissé de marbre non plus, il initie Ana à la sexualité, réaliste ou non, il aurait pu avoir tout mon intérêt si il n’avait pas besoin de dire aux femmes comment manger, comment s’épiler (ça a été le summum pour moi), où et quand prendre sa pilule.
E.L James a crée des personnages bien trop « extrême » pour être crédible, à mon avis, mais on ne peut leur reprocher d’être lisse.

En parlant de l’auteur, je cherche encore comment cette femme a réussi à fait un tel buzz au Etats-Unis et en France.  On ne va pas se mentir, Cinquante nuances de Grey est très mal écrit, il y a beaucoup de répétitions qui rendent le roman parfois lourd à lire.
Les scènes érotiques vont de passable à carrément vulgaire, ce qui, dans mon cas, casse toute la magie de la scène… Sans être prude, je pars du principe que des scènes érotiques un peu violente, sauvage et j’en passe sont tout à fait compatible un vocabulaire un peu plus élaborer que « je me fais pilonner », « j’ai envie de t’enculer », etc.

Cinquante nuances de Grey a ses qualités et ses défauts, c’est au goût de chacun, si il n’est pas extraordinaire au niveau de l’intrigue, c’est le cas de bien d’autres livres. Je déplore surtout le style douteux, voir déplorable…

Pour finir sur une touche marrant, voici un test crée par Les Lecture de Cécila : Quelle Ana es-tu?

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