Michel Lafon

Te succomber – Jasinda Wilder

Titre VO : Falling to youEditions : Michel LafonGenre : New Adult, Romance érotiquePages : 339Prix : 15.95€

Quatrième de couverture 

« Je n’ai pas toujours été amoureuse de Colton Calloway ; j’ai d’abord été amoureuse de son petit frère, Kyle. Kyle fut mon premier amour… »

À 18 ans, Nell est inconsolable. Kyle, à la fois son meilleur ami et l’amour de sa vie, l’a quittée. Elle sombre dans un chagrin fou dont personne ne semble pouvoir la tirer. Deux ans plus tard, la jeune femme croise le chemin de l’insaisissable Colton, le frère aîné de Kyle. La douleur est toujours vive, mais une irrésistible pulsion l’attire vers lui. Passion ? Fureur de vivre ? Un lien unique les unit et les consume au plus profond d’eux-mêmes. Colton pourra-t-il redonner à Nell le goût d’aimer ?
Avis

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette découverte qui dans l’ensemble m’a bien touchée.
Le roman retrace quatre, cinq ans de la vie de Nell. De ses 16 ans, son premier amour Kyle, sa disparition, jusqu’à ses 20 ans, le manque et la douleur et Colton.
Jasinda Wilder ne s’encombre pas de nombreux personnages, Colton et Nell suffisent au roman pour l’humanité. Je ne dis pas qu’ils sont parfaits, ce roman n’est pas parfait. On ne m’enlèvera pas qu’il est cliché. La vie parfaite de Nell, leur amour parfait avec Kyle, pour mieux sentir la chute. Colton, le méchant garçon tout autant cliché. Mais qu’importe, passé ce détail, le fond peut concerner n’importe qui.
L’auteure décrit avec justesse les émotions qui caractérisent les personnages, leur donnant de la profondeur.
Kyle est peu présent, puisqu’on ne le voit que dans les cent premiers pages environ. Pourtant on s’y attache. Il est tellement mignon dans sa maladresse à exprimer ses sentiments envers Nell.
Cette dernière est peut-être plus terre à terre, mais je me suis pas mal identifiée à elle, dans certains points. Je me souviens de mon premier amour, des questionnement, des certitudes et de la douleur quand cela s’est terminé. 
Je me rappelle de la culpabilité et le manque quand on décide de tourner la page et d’avancer. 
Au-delà de l’amour, Jasinda Wilder m’a ému par les propos qu’elle donne à ses personnages quand ils parlent de la perte d’un être cher. 
C’est l’une des raisons qui font que j’ai compris pourquoi Nell arrive si « facilement » dans les bras de Colton. Nous sommes presque attirés par les gens brisés, car eux seuls comprennent que nous ne pouvons pas être réparé, que nous devons vivre avec cette douleur, qu’elle fait partie de nous, mais qu’elle ne doit pas nous dévoré.
Colton est « admirable » pour cela, il a appris dompter ses faiblesses, à s’en servir pour avancer et il essaie avec beaucoup de patience de l’apprendre à Nell, il réussit à trouver les mots qu’il faut.
Leur relation est unique, leur conversation musicale donne une autre dimension au roman et apporte de la consistance aussi. Ce ne sont pas juste deux personnes qui se désirent, ce sont deux personnes morcelées qui ont trouvé dans la musique et dans l’autre une façon de combler les vides.
Certains ne comprendront pas ce besoin de se perdre dans la chair, ce n’est qu’un placebo pour oublier le reste, pendant quelques minutes, quelques heures, il n’y a rien d’autres que deux corps qui se mêlent et qui oublient. 
Les scènes de sexe entre Colton et Nell ne sont pas aussi nombreuses que je m’y attendais, même celles entre Kyle et Nell. D’ailleurs, on ne voit que leur première fois, maladroite, imparfaite, mais merveilleuse. Une réalité pour beaucoup sans orgasme à la pelle (bon l’auteure se rattrape plus tard pour cela). Bien sur, il y a quelques « exagérations », improbabilités, mais dans l’ensemble les scènes sont bien décrites, parfois trop pour moi en tout cas. Elles restent réalistes et je pense qu’on peut facilement s’imaginer (coquins).
J’ai un peu tiqué sur la première fois entre Colton et Nell, cette dernière m’a semblé très « ouverte » si je puis dire, après chacun fait bien ce qu’il veut de son corps, mais disons que j’aurai pas forcément imaginé cette scène à ce moment-là de leur relation (ce n’est pas l’auteure).
Petit bémol qui fait parti des 15% du style que je n’ai pas trop apprécié. Il comporte entre autres quelques répétitions, des expressions mal placées, que l’on retrouve tout de même dans pas mal de romance comme le côté « énorme » de notre mâle et l' »étroitesse » de notre héroïne. D’ailleurs j’aimerai qu’on m’explique en quoi c’est flatteur de balancer ce genre de mot. Je pense que ça doit faire partie de la recette de base d’une romance érotique. 
Il reste tout de même 75% que j’ai aimé et que j’ai décrit plus haut et ça l’emporte sur le reste.
Quand je lis un roman, j’attend qu’il me serre le coeur, il me touche et Te succomber a tenu le pari malgré ses défauts. 
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2 réflexions au sujet de « Te succomber – Jasinda Wilder »

  1. J'ai remarqué que beaucoup avait aimé la première partie, plus « douce » et moins la seconde, plus « dur ».
    Après, faut aimer et ce qui m'a fait l'apprécier c'est que j'ai essayé d'aller au-delà de l'intrigue principale.

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