Eclipse·Panini

Comtesse Bathory – Patrick McSpare

Éditions : Panini books, collection EclipseGenre : FantastiquePage : 377Prix : 15€  Quatrième de couverture 

Archiduché d’Autriche, octobre 1604. Issue d’une glorieuse lignée princière, Erzébeth Bathory, la belle veuve du comte Nadasdy régit d’une main de fer ses domaines. Après des années de silence, Cadevrius Lecorpus réapparaît. Il ramène avec lui Anna, une fascinante sorcière dont Erzébeth tombe follement amoureuse. La magie démoniaque de l’Obscurité s’abat bientôt sur la région et, jusqu’à la Cour de Vienne, on s’émeut de la disparition de nombreuses jeunes filles. Tandis que la comtesse s’abandonne aux terribles délices des rituels régénérateurs, cinq mercenaires d’élite sont chargés de confondre celle que l’on suspecte d’activités sataniques.

 Avis 

Merci à Panini book pour ce partenariat. J’ai aussi pu avoir la chance de rencontrer l’auteur qui est très sympathique.
Tout d’abord il faut dire que la couverture de Marc Simonetti est très belle et reflète parfaitement l’ambiance que nous offre Patrick McSpare.
J’avoue que je ne connaissais pas du la comtesse Erzébeth Bathory. J’en ai entendu parler il y a quelque temps avant de rencontrer l’auteur ce qui m’a permis d’avoir l’air moins bête. 
Comtesse Bathory se démarque de ses comparses en ça, qu’il mélange intelligemment le contexte historique et les scènes fantastiques. Le lecture n’arrive pas à démêler le vrai du faux. 
Nous découvrons la descente aux Enfers d’Erzébeth Bathory. Comment une fervente croyante de Dieu, effrayée par la damnation en arrive à sacrifier des jeunes filles pour garder la jeunesse éternelle?

D’entrée de jeu, nous sommes mis dans le bain. La comtesse tue une jeune fille « accidentellement ». Rien n’est perdu, Ilona, la nourrice d’Erzébeth, va la saigner pour donner la jeunesse à sa maîtresse. C’est à ce moment qu’Erzébeth met un pied en enfer.

L’ouvrage nous montre le changement qui s’opère en Erzébeth. Cette femme dévouée à son Dieu, mû par la peur de vieillir et de la mort, s’embarque avec Lecorpus, ancien amant, sur le chemin de la damnation.
Tout le travail de l’auteur est là. De nombreuses légendes sont nés des méfaits de la comtesse Bathory, Patrick McSpare en joue parfaitement, entraînant son lecteur dans les ténèbres et l’horreur.
A côté du cheminement psychologique d’Erzébeth, se lève un groupe de mercenaires à la recherche d’une jeune fille prisonnière de la Comtesse. Mais chacun garde précieusement ses secrets et le mystère reste sauf jusqu’à la dernière ligne.
Deux histoires différentes qui se rejoignent et petit à petit l’étau se ressert et l’oppression pour le lecteur est grandissante. L’Apocalyspe, comme le voulait Lecorpus, est arrivé et le lecteur peut refermer le livre et essayer de recommencer à respirer.
Erzébeth Bathory est un personnage complexe, partagé entre force et peur. C’est une dominatrice avec une sexualité plutôt libéré pour l’époque. Malgré tout, elle se laisse facilement manipuler par Lecorpus qui se sert de ses peurs pour arriver à ses fins. Il est accompagné de Anna, charmante nécromancienne qui fait chavirer le cœur de notre comtesse. Un autre acolyte m’a donné des frissons dans le dos, c’est Gilles, croyant être immortel, Lecorpus le tient sous sa coupe en lui offrant n’importe quel humain à torturer. Horrible!
De l’autre côté nous avons les mercenaires, deux sortent du lot pour moi, Vincent, français que j’ai trouvé certes courageux, mais un peu naïf et Victoria, irlandaise très courageuse, elle impression par son arme spéciale « vampire ».

Patrick McSpare joue avec ses personnages tel un marionnettiste, il leur donne vie, et c’est comme si les scènes se jouaient devant nous. Il ne lésine pas sur les détails que ça soit sanglant ou érotique. Je peux vous dire que Cinquante nuances de Grey peut aller se recoucher avec son BDSM à deux francs… J’ai déglutit plus d’une fois en parcourant le roman.
On voit que l’auteur s’est très bien renseigné et a un don pour mêler le fantastique à l’affaire, la limite est floue entre les deux.

Pour moi, la Comtesse Bathory est une oeuvre originale dans le genre « vampirique ». On ne ressort pas indemne du lecture pareil. 

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