Michel Lafon

Z, le roman de Zelda – Thérèse Anne Fowler

Titre VO : Z a novel of Zelda Fitzgerald
Éditions : Michel Lafon
Genre : Historique, Romance
Page : 424
Prix : 20.50€  

Quatrième de couverture 

Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière d’une famille bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Bravant les conventions, elle part l’épouser à New York, quelques jours après la sortie de son premier roman, L’Envers du paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres, propulsés dans un tourbillon de fêtes effrénées entre Long Island, Paris et la Riviera française. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende. Mais l’insouciance de la vie mondaine, les dépenses folles et les flots de champagne détruisent l’harmonie du couple. Tandis que Scott sombre dans l’alcoolisme, la délaisse et l’accuse de tous les maux, Zelda lutte corps et âme pour exister. Écriture, peinture, danse, elle cherchera éperdument son identité jusqu’à en perdre la raison, et disparaîtra de façon tragique dans l’incendie de son dernier asile. Toute sa vie, elle sera restée dans l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

Avis 

Merci aux éditions Michel Lafon de m’avoir fait découvrir ce roman qui est un vrai coup de cœur.

Zelda Sayra est une jeune fille du Sud, quelque peu frivole, elle marche pieds nus dans la boue et courre sous la pluie. Loin des dociles jeunes filles de son quartier, elle attire les regards et surtout celui de Scott Fitzgerald.
Deux rêveurs faits pour se rencontrer finissant par se détruire à force d’illusions.

On est pris dans la dynamique du roman. D’abord entrainé par la vivacité de Zelda et ensuite par le mouvement perpétuel du jeune couple. Le roman retrace vingt années de leur vie qui passe comme un éclair à travers la plume de Thérèse Anne Fowler.
Il y a tellement de choses à en dire. Dans les années folles de l’Amérique, nous suivons les Fitzgerald du sommet de leur gloire jusqu’aux tréfonds de leurs âmes. Un coup de maître pour l’auteur qui dépeint tout une mode des années 20 et les mœurs avec une héroïne prit dans le flot qui voudrait pouvoir en sortir.

J’ai tout de suite cru que Zelda était une féministe. Pourtant elle est assez loin de ces idéaux, malgré une très grande envie d’indépendance. Le premier quart du roman elle reste rattaché à Scott qui connaît gloire et fortune. Petit à petit elle s’en détache, dégoutée par le devenir de Scott qui sombre dans l’alcool.
Zelda et Scott étaient deux amoureux passionnés. Les affres des années ont fini par grignoter leur amour et leur vie.
Ils se complétaient tellement bien, mais Scott restait un écrivain en recherche de reconnaissance et toujours insatisfait.
Certains s’accordent à dire que c’est Zelda qui a détruit Scott par son égoïsme. D’autres que Scott a rendu folle sa femme par son alcoolisme et son manque d’attention.
A mon avis, ils se sont aimés à s’en détruire, se laissant dépasser par leur envie respective en croyant que l’amour guérirait tous les mots.

C’est horrible à quel point je me suis sentie proche de Zelda. Il y a un passage que j’ai dû relire plusieurs fois tellement c’était exactement ce que j’avais ressenti.
Zelda était une jeune fille pleine de vie, prise au piège du charme indéniable de Scott. Prête à tout pour son homme, elle s’est effacée pour lui laisser toute la lumière. Lui affichait sa femme comme un bijou que l’on porte fièrement. Elle ne voulait pas d’une vie de simple mère. Lui ne la voulait que pour lui.
Elle est tombée dans la folie. Lui, c’est noyé dans la boisson.

Autour du couple prodige gravite énormément de personnages qui vont et viennent avec ou sans importance. Les deux qui m’ont marqué restent Hemingway, poulain de Scott qui profite de lui et la seconde Sara, amie d’enfance de Zelda et grande féministe qui essaie de la guider tant bien que mal. Leurs relations autant destructrice pour l’une que salvatrice pour l’autre montrent d’autres aspects du couple.

Thérèse Anne Fowler mène de main de maître le roman historique. Elle écrit Z, le roman de Zelda comme un hommage aux œuvres de Fitzgerald, étalant leur vie d’insouciance, enchaînant les soirées de débauches et de beuveries. Avec une plume profondément tragique, l’auteur nous rappelle que la chute sera dur et qu’elle nous brisera le cœur.

Z, le roman de Zelda m’a transporté. Pendant quatre cents pages, je me retrouvais en pleine prohibition, a essayé de suivre ce couple légendaire dans leur imperfection. Entraîné au summum du rêve américain, le retour à la réalité de nos héros a un goût de cauchemar.
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