Michel Lafon

Le Don du loup – Anne Rice


Titre VO : The Wolf gift
Édition : Michel Lafon
Genre : Fantastique
Pages : 475
Prix :
20.50€
Quatrième de couverture
Quand Reuben, vingt-trois ans, vient visiter la propriété de l’énigmatique et troublante Marchent Nideck, il est loin de se douter que sa vie va en être bouleversée. Dans la grande demeure perchée sur un balcon rocheux surplombant le Pacifique, une irrésistible alchimie s’opère entre Marchent et le jeune homme. Mais leur nuit idyllique tourne au cauchemar quand Reuben est violemment attaqué – et mordu – par une bête sauvage.
Commence alors pour lui un processus de transformation à la fois terrifiant et exaltant. Et bientôt, partagé entre horreur et euphorie, Reuben se découvre des pouvoirs d’homme-loup. Tout en s’efforçant de protéger son terrible secret, il devra répondre à certaines questions qui mettent en jeu son identité profonde. Pourquoi a-t-il reçu le don du loup ? Quelle est sa vraie nature ? Et existe-t-il d’autres créatures à son image ?
Avis

Merci aux éditions Michel Lafon de m’avoir faite confiance.

Reuben est un jeune journaliste menant une vie banale et plutôt aisée. Cette vie va changer le jour où il rencontrera Marchent Nideck qui lui fait visiter la maison de son oncle Felix qu’elle met en vente. Reuben n’est là que pour faire un article sur la maison, mais il est tout de suite séduit par celle-ci ainsi que par Marchent.
Après avoir passé la nuit avec elle, il entend un cri et se précipite pour aider Marchent, attaquée par ses deux frères. Un étrange « héros » va venir les secourir et celer le destin de Reuben.
Je suis plutôt partagée concernant ce roman. Je trouve qu’il y a certaines incohérences et en même temps, j’ai apprécié le parti pris par Anne Rice.
Tout d’abord, si vous cherchez de de l’action et du suspens, je pense que vous pouvez passer votre chemin.
Tout le roman est basé sur les descriptions de paysage, en commençant par la maison Nideck, et sur les perceptions de Reuben. Plus que sa perception en tant qu’homme-loup, c’est aussi comment se définit-il maintenant qu’il est plus qu’un simple humain. C’est tout se déroulement que j’ai aimé.
On sent bien que Reuben est partagé entre la sensation grisante d’être « tout-puissant » et la moralité de ses actes. Loin de la banalité de son quotidien, en homme-loup il devient un justicier, appelé par les voix du mal. Il n’est plus « Bébé », ni « Rayon-de-soleil », il est l’Homme-loup.
Tout ça c’est bien beau, la nouveauté, l’enivrante liberté, les paysages magnifiques, tout nous est décrit dans les détails comme si on y était, mais le roman manque parfois de cohérence.
Par exemple, Reuben est très bien entouré, ses parents, son frère, Céleste, sa fiancée, pourtant si il paraît très proche d’eux, il s’en éloigne assez facilement. Céleste se fait allègrement tromper et ne dit rien. Ils fêtent même Thanksgiving comme si de rien n’était, de toute façon elle est partie avec son meilleur ami.
Il y a certaines facilités aussi. On sent le retournement de situation lui pendre au nez, mais il n’arrive pas… Reuben s’en sort toujours in extremis et continue son bonhomme de chemin.
J’ai trouvé dommage que la mythologie autour de la lycanthropie ne soit que survolée vers la fin du roman.
Reuben est censé être un jeune homme de 23 ans alors certes nous ne sommes pas tous immature et un peu fou dans notre tête à cet âge, mais quand même, j’ai trouvé que Reuben faisait plus que son âge pour quelqu’un qui est très couvé par sa famille. Même en tant que loup il reste très réfléchi et profite avec sagesse de ce que lui offre la nature hors les scènes où il joue le justicier.
D’ailleurs malgré le grand nombre de personnages, aucun n’est grandement approfondi, ils passeraient presque inaperçus dans le décor. Même Laura qui partage la vie de Reuben pendant la moitié du roman reste plate et passe pour une fille facile. Leur histoire manque de crédibilité puisqu’elle lui ouvre sa porte sans grande peur alors qu’il est à l’état de loup et bien sur, le laisse rentrer dans son lit. Tout va bien, on ferait toutes ça, j’e suis passée outre le mot « zoophilie » qui m’ait venu en tête en me disant que c’était un livre fantastique et qu’il fallait savoir être ouvert d’esprit.
Quand on voit la taille du roman, on se dit qu’il y avait manière à étoffer.
Je ne connaissais pas du tout le style d’Anne Rice et en soi, il m’a plutôt plu, malgré mon aversion pour les longues descriptions. Ma lecture a quand même été laborieuse. Anne Rice décrit les paysages avec beaucoup de finesse. Elle donne de la vie à Reuben en tant que loup en nous dépeignant tout ce qu’il ressent, c’est sensuel presque érotique. L’auteure met vraiment en avant se côté bestiale, dénué de moral ou tout marche à l’instinct.
Mon avis reste mitigé car même si j’ai aimé ce face à face entre l’homme et la bête, j’ai trouvé que le tout manquait de cohérence et de profondeur.
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2 réflexions au sujet de « Le Don du loup – Anne Rice »

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