Libretto

Knockemstiff – Donald Ray Pollock

Titre VO : Knockemstiff
Éditions : Libretto
Genre : Contemporain
Pages : 250
Prix : 9.10€
Quatrième de couverture
 Knockemstiff – littéralement  » étale les raides  » – existe vraiment. Ce n’est pas la moindre bizarrerie de ce premier livre de Donald Ray Pollock. En référence aux classiques de Sherwood Anderson, les histoires racontées ici sont toutes liées à ce bourg. Mais les turpitudes et les hypocrisies individuelles de Winesburg, Ohio, sur lesquelles écrivait Anderson en 1919, paraissent soudain bien pâles devant les visées de tante Joan sur un paumé défoncé à la Bactine, devant Daniel, le violeur de poupées, ou encore devant la Fish Stick Girl, qui serait le meilleur plan de la région, si elle n’avait pas la manie de trimballer des beignets de poisson pané au fond de son sac. Plus encore que les camionneurs speedés, les fondus de la fonte ou les papys Alzheimer qui peuplent Knockemstiff, c’est l’humanité atrocement comique de ces personnages qui dérange. Donald Ray Pollock est assurément la voix la plus singulière et la plus exaltante de la nouvelle littérature américaine depuis Larry Brown ou Chuck Palahniuk (lui-même fan de Pollock). Certaines de ses histoires tachent comme le péché ou le mauvais vin, et vous collent à la peau, même après plusieurs douches. 
Philippe Garnier
Avis

On me l’a conseillée au boulot et j’ai été intriguée par la signification du titre.
En fait Knockemstiff se compose de plusieurs nouvelles, elle se déroule toutes dans la ville de Knockemstiff, Ohio. Chacune suit un personnage bien précis, mais parfois nous retrouvons d’autres personnages croisés dans une autre nouvelle. 
J’ai apprécié l’entremêlement des faits, les rencontres des personnages, on a presque l’impression de lire une grande histoire dans plusieurs petites. De plus, le livre commence avec Bobby, un jeune garçon dénigré par son père et il finit avec un Bobby plus âgé, il y a une genre de continuité dans ce livre. Les nouvelles pourraient passer pour de simples chapitres dans un roman.
Donald Ray Pollock nous décrit Knockemstiff comme la campagne américaine, le trou perdu de l’Ohio. Les personnages sont coincés là-dedans sans pouvoir s’en sortir, ils cherchent à tous à fuir, mais ils finissent par y revenir. Il s’y dégage quelque chose de malsain, entre alcool, sexe et drogue, nos protagonistes n’en mènent pas large. Ils subissent leur vie et malgré des efforts, ils ne peuvent pas s’en sortir. Petite ville où tout le monde sait tout de tout le monde, le but étant d’être meilleur que le voisin, chercher un sens à cette vie, elle ne pourrait pas être pire de toute façon.
Lire Knockemstiff, c’est comme y être. La narration à la première personne et le langage dans les dialogues, nous poussent au fin fond de l’Ohio au coté des personnages. Ils sont vulgaires, ils sont sales, ils sont malheureux, tout y passe. Une peinture de l’homme taché de vices et mal-être.
Disons que c’était une agréable découverte. Un pied dans une certaine réalité puisque les plus pauvres des américains ne vivent pas beaucoup mieux que ceux de ce recueil. Le rêve américain.
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