J'ai lu

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part – Anna Gavalda

Editions: J’ai lu
Genre: Contemporaine
Pages: 156
Prix : 5.00€

Quatrième de couverture

« Quand j’arrive à gare de l’Est, j’espère toujours secrètement qu’il y aura quelqu’un pour m’attendre. C’est con. J’ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n’est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j’ai toujours cet espoir débile. » 

 Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.



Avis

Au premier abord, ces douze nouvelles ne m’ont pas passionnées plus que ca… Mais à force de réflexion, j’ai commencé à voir au delà des lignes et à me rendre compte de la profondeur que pouvait prendre ces nouvelles.
J’aime beaucoup Anna Gavalda, ces récits sur Monsieur et Madame tout le monde, si proche de nous, qu’elle aurait pu écrire notre vie au cours de ces romans. Ici, elle nous expose des instants d’une vie, quelques minutes ou quelques jours, qu’importe ce sont des instants important ou non. Ca serait comme mettre des moments de notre vie en pause pour les coucher sur le papier. Tantôt heureux, tantôt tragique, parfois comique, ce sont des instants qui parfois changent notre vie. 

Combien de fois me suis-je retourné dans la rue, le cœur en vrille parce que j’avais cru apercevoir un bout de silhouette qui… ou une voix que… ou une chevelure comme… ? Combien de fois ? Je croyais que je n’y pensais plus mais il me suffisait d’être un moment seul dans un endroit à peu près calme pour la laisser venir.

C’est à travers ces douze nouvelles que le titre prend tout son sens: « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». La femme qui attends son bébé, le militaire qui espère voir quelqu’un à la gare, ces deux amis dans la campagne, une histoire d’amour sur un clic-clac… Que des moments du quotidien, qu’Anna Gavalda met en relief au fil de ces 156 pages. 

Je ressemble à un personnage de Brétécher : une fille assise sur un banc avec une pancarte autour du cou : « je veux de l’amour » et des larmes qui jaillissent comme deux fontaines de chaque coté des yeux. Je m’y vois. Tu parles d’un tableau. 

Le petit plus, la dernière nouvelle qui nous raconte les déboires d’Anna Gavalda pour publier Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part. Elle aussi attendait quelqu’un qui lui donnerait sa chance, qui permettrait à ses nouvelles d’être lues.

Ma chronique est assez courte, je ne pourrais pas décrire chaque nouvelle, ce qui compte c’est de les lire, c’est là qu’elles prennent tout leur sens, certains se retrouveront dans certaines. Je pense qu’on a tous eu des moments où on attendait quelqu’un quelque part. Maintenant à savoir si la personne et le moment est venu, c’est une autre histoire. 

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part… C’est quand même pas compliqué.

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