Archipoche

Jane Eyre – Charlotte Brontë


Titre VO : Jane Eyre
Édition : Archipoche
Genre : Classique
Pages : 631
Prix : 7.65€
Quatrième de couverture
Jane Eyre est orpheline. Jusqu’à l’âge de 10 ans elle est hébergée (plus qu’élevée) par une tante. Elle et ses enfants maltraite Jane qui est finalement envoyée dans un pensionnat pour orphelins miteux. Jane y étudie pendant 6 ans puis y reste 2 ans comme enseignante. Quand les gens qu’elle aimait quittent l’école Jane décide de partir aussi. Elle trouve une place comme gouvernante d’une jeune fille française, pupille d’un certain M. Rochester. Comme il se doit ils tombent amoureux et décident de se marier.

Avis
Après avoir lu les Hauts de Hurle-vent qui était un réel coup de coeur, j’ai décidé de rester en famille avec la soeur d’Emily Brontë, Charlotte et son roman, Jane Eyre.
 
Moins charmé qu’avec les Hauts de Hurle-vent, je ressort tout de même satisfaite de ma lecture.
 
Jane Eyre est une jeune orpheline, adoptée par son oncle à la mort de ses parents. Quand son oncle décède à son tour, elle se retrouve à la charge de sa tante qui la considère plus comme un fardeau.
A l’âge de dix ans, elle sera envoyée en pension où elle y restera six ans en tant qu’élève et deux ans en tant que maîtresse.
En quête d’indépendance et après le départ de la plupart des gens qu’elle l’apprécie, elle deviendra gouvernante, une petite fille français sous la tutelle de Mr Rochester à Thornfield. 
 
Ce petit pavé de quelques 400 pages nous compte environ dix années de la vie de Jane, genre de roman d’apprentissage, mélange de drame et de fantaisie. 
On peut dire que Jane enchaine les malheurs, entre les maltraitances de sa famille adoptive, l’état déplorable du pensionnat, où elle a échappé de peu à l’épidémie, c’est ainsi qu’on voit aussi la force de caractère de ce personnage. 
 
Jane est d’une constitution faible, il en est fait référence plusieurs fois dans le roman au contraire, elle a une grande force de caractère, sa foi en Dieu l’aide beaucoup dans ses décisions. Malgré les années difficiles, elle garde une grande confiance en l’âme humaine.
Lorsqu’elle rencontre Mr Rochester, rien ne la disposait à tomber amoureuse de cette homme froid, pleins de démons secrets.
Malgré leurs différences, au fil des mois, un sentiment se profile dans le coeur de Jane, la jalousie ne fait que confirmer ce qu’elle ne doit pas ressentir et pourtant Mr Rochester a des sentiments réciproques. Il est comme un enfant perdu que Jane a remis sur le droit chemin.

Vous comprenez bien la situation, n’est ce pas? continue-t-il. Après une jeunesse et une virilité passées soit dans une inexprimable souffrance, soit dans une douloureuse solitude, j’ai enfin trouvé ce que je puis aimer sincèrement; je vous ai trouvée. Vous sympathisez avec moi, vous êtes la meilleure partie de moi-même, mon bon ange. Je suis lié à vous par un fort attachement; je vous crois bonne, généreuse et aimante; j’ai conçu dans mon coeur une passion fervente et solennelle; elle me conduit à vous, vous attire à moi, enlace votre existence à la mienne: flamme pure et puissante, elle fait un seul être de nous deux.

 
Tout est bien qui fini, c’est ce que le lecteur croit… Et bien non, Mr Rochester a un secret bien gardé, une première femme, on rappelle qu’à l’époque le mariage n’existait pas. En pleine nuit Jane décide de partir, elle devient une vagabonde, miséreuse, personne ne lui ouvre sa porte. 

Vous tous qui lirez ce livre, puissiez-vous ne jamais éprouver ce que j’ai éprouvé ! Puissent vos yeux ne jamais verser un torrent de larmes aussi amères et aussi déchirantes que les miennes ! Puissent vos prières ne jamais s’élever aussi douloureuses et aussi désespérées vers le ciel!

 
Un aspect du roman que j’ai apprécie, ce sont ces passages où Jane parle directement au lecteur, le prend à parti voir à témoin. On rentre un peu plus dans le roman, et surtout on partage les sentiments de Jane comme dans ce passage.
 
Pendant trois long jours, elle erre, jusqu’à arriver devant une petite maison, où deux jeunes filles et leur servante. Leur frère, Sir John rentre un soir et recueil notre Jane à l’agonie.
Une nouvelle vie commence pour elle, Sir John lui offre un poste de maitresse pour les petites filles du village. 
Pourtant elle n’arrive pas à oublier Mr Rochester. Charlotte Brontë décrit l’amour que se porte ses deux personnages avec une tel passion, on y sent la souffrance de la séparation, la force des sentiments. Cela reste très chaste, pas de gestes, ni trop d’effusion, mais l’amour est là.
 
Sir John est un homme bon, mais passé cette première impression, j’ai fini par ne pas trop l’apprécier. La façon qu’il a de promouvoir son but de missionnaire, de vouloir à tout prix forcer Jane au mariage, et sa façon de la juger quand celle-ci a refusé, m’a quelque peu dérouté. 
Ses deux soeurs sont charmantes en tout point, elles sont cultivés, calmes et apportent de la paix à Jane.
 


Malgré ces jours de bonheur, elle ne pourra s’empêcher de retrouver vers Mr Rochester après avoir eu de mauvaises nouvelles.
Elle retrouve un Mr Rochester qui a perdu un peu de splendeur, le pauvre est devenu aveugle, il demande à Jane d’être ses yeux. J’ai « aime » cette référence, puisque que Jane aime beaucoup le dessin et qu’elle est très douée d’ailleurs. 


 
Après 490 pages de péripéties malheureuses, ils sont enfin réunis, l’amour plus fort que tout, c’est beau…
En tout cas j’ai passé un bon moment, le personnage de Jane m’a plu, sa force, son courage, sa générosité. 
Je passerais sur la trop grande presence de la religion au cours du roman puisque c’est ce qui pousse Jane a avancé.
 
En conclusion, je n’ai pas été déçu, ca fait du bien de remettre le nez dans un bon classique, à lire. 
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4 réflexions au sujet de « Jane Eyre – Charlotte Brontë »

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