J'ai lu

Je l’aimais – Anna Gavalda


Editions: J’ai luGenre: contemporain
Pages: 154
Prix : 5.00€

Quatrième de couverture

On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier.
On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder…  » A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte – un peu tard – que l’on s’est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort.
À sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Avis

Lorsque j’ai lu ce petit roman, il tombait à pic. J’étais partie pour 6h de train, et au cours de mon voyage, il m’a fait réfléchir.
Chloé se retrouve seule avec ses deux filles. Son mari l’a trompé et il est parti avec sa maitresse. Anna Gavalda nous fait rentrer dans le vif du sujet, lorsque le beau-père de Chloé, Pierre décide de les emmener, elle et ses enfants, dans la maison de famille. Là, tous les deux dans cette maison, assis à table avec un verre de vin ou dans le canapé avec une tasse de thé, Chloé découvrira une autre face de cet homme qu’elle pensait froid et insensible au monde qu’il l’entourait.

Au cours de cette centaine de pages, Pierre nous racontera son histoire, ses réflexions, ses secrets et ses choix. Parce que nous faisons tous des choix dans la vie, bon ou mauvais, pour nous ou pour les autres.

On pourrait penser que l’auteur excuse facilement l’adultère des deux hommes. Pierre dira qu’il faut du courage pour quitter quelqu’un, on oublie souvent ce que ressens la personne qui quitte. Choix que lui même n’a pas réussi à faire par soucis de confort. Où s’arrête la lâcheté et quand commence le courage? Tout dépend de quel coté, on se place. Mais au delà de ça, la question du bonheur revient souvent. Cette part de nous qui nous demande d’être heureux qu’importe le prix à payer. Malheureusement, il y a quelques fois des dommages collatéraux, mais parfois il vaut mieux briser le confort d’une vie malheureuse.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, j’avais déjà gouté au style Gavalda avec Ensemble c’est tout, qui m’avait tout bonnement emporté. L’histoire m’a touché, Pierre est un homme touchant, quand on gratte la couche de glace. Chloé est une jeune femme déçue par l’amour et qui ne sais plus comment avancer. Tous ses projets sont tombés à l’eau et elle a du mal à en sortir la tête. D’une certaine façon en excusant son fils d’avoir attraper le bonheur au vol, il montre à Chloé qu’elle aussi doit le vivre à sa façon.

Le bonheur ne s’attend pas, il se vit.
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