Rivages·Thriller

Shutter Island – Dennis Lehane

Titre VO : Shutter island
Éditions : Rivages/noir
Genre : Thriller
Pages : 400
Prix : 8,15€

Quatrième de couverture

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres.

Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le Marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice trouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Avec Shutter Island, Dennis Lehane est au sommet de son art. Ce roman a été récompensé par le grand prix des lectrices de ELLE en 2004.

Avis

Avant d’écrire ma chronique je voulais tout d’abord revoir le film, que j’avais regardé il y a plusieurs mois déjà. Même en ayant vu le film, en sachant la fin, j’ai adoré le livre, l’auteur nous entraine vraiment dans un monde pleins de mystères. On suit parfaitement le Marshall Teddy Daniels dans ses idées de complots et ses conclusions. Est-il fou ? Tous les habitants de l’île sont-ils contre lui ? On doute constamment et on avance de surprises en surprises.

On commence le roman, par un petit flash black du Marshall Daniels sur son enfance, la première fois où il voit l’île de Shutter Island. Ce passage et omis dans le film, il n’a pas de réelle importance, même si il explique pourquoi Teddy Daniels a horreur de l’océan, ce qui revient quelques fois dans le roman.

Donc on suit ces deux Marshall dans leur enquête sur cette île mystérieuse. Entourés d’un immense mur avec des barbelés électrifiés au sommet, les bâtiments composant cette prison-hôpital sont bien gardés. Tout au long de l’enquête on se demande comment cette patiente a-t-elle bien pu disparaitre sans laisser de trace.
La recherche de cette femme tourne autour de plusieurs énigmes, beaucoup plus détaillées dans le roman que dans le film, puisque dans ce dernier il n’en est montré qu’une seule. Ces énigmes ont une grande place dans le roman, au fil des pages elles nous rapprochent du dénouement.

D’ailleurs le roman est découpé en  quatre parties sur quatre jours, chaque partie se finit lorsqu’un nouvel élément rentre en jeu. Quant au film, il ne se déroule que sur deux jours, bon il faut avouer que quatre jours c’est long surtout à mettre en film. Beaucoup d’éléments sautent dans le film, mais ça n’enlèvent rien au suspens et à l’angoisse.

J’ai remarqué que certains dialogues ont été échangés, par exemple dans le roman Chuck dit tel chose alors que dans le film c’est Teddy qui le dit. Ça peut porter à confusion surtout à la fin.

Entre le roman et le film la fin est différente, je ne sais pas comment expliquer, il y a un choix alors que dans le roman il n’y en a pas.

L’auteur s’appuyant beaucoup sur la psychologie, les personnages ont leur importance, je ne parle que des principaux, les deux Marshall et le Docteur Cawley,  car j’ai remarqué des différences avec le film. Pour certains je ne préfère rien dire pour ne pas spoiler et d’autres comme la femme de Teddy Daniels on ne la voit qu’à travers ses yeux donc difficile de juger.

On apprend que le Marshall Daniels était un ancien alcoolique, après la mort de sa femme il va décider d’arrêter car elle le lui reprochait souvent. Il reste hanter par sa femme et en rêve souvent, on les retrouve dans le roman. Par contre le film s’appuie beaucoup sur le passé d’ancien soldat et de la libération du camp Dachau, alors que c’est très peu cité dans le roman.

Le film insiste aussi sur le caractère violent de Daniels, ce que je n’ai pas retrouvé dans le roman, je l’ai trouvé froid surtout, il a du mal à trouver sa place.

Chuck Aule  est effacé dans le film alors que dans le roman, on le sent bien présent, Teddy Daniels envie son coté joviale, le fait qu’il arrive facilement à plaisanter et a bien s’entendre avec les gens. Il participe aux réflexions de Teddy. Ce dernier se questionne pas mal sur son coéquipier.

Le Docteur Cawley a l’air plus compatissant dans le roman, on s’attache presque à lui et aux efforts qu’il fait. Il parait plus froid dans le film.

Pour conclure, cette île vous rend complètement fou, vous n’en sortez pas tout à fait indemnes. N’hésitez pas à voir le film aussi, c’est une autre façon de voir l’histoire.

 « Les fous nient leur folie.
Or Bob nie sa folie.
Donc, Bob est fou. « 

J’ai vu aussi qu’on avait sorti une BD, je pense y jeter un œil prochainement.

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5 réflexions au sujet de « Shutter Island – Dennis Lehane »

  1. Depuis que j'ai vu le film j'ai un peu peur de me lancer dans le livre. Pas que le film soit mauvais, loin de là, mais j'ai juste peur de perdre la magie du livre. En tout cas ta chronique donne envie.

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  2. Je viens tout juste de découvrir cette histoire par le livre de Dennis Lehane. Je dois dire que c'est une très très bonne surprise, je me suis totalement laissée happée par l'histoire et suis tombée dans le piège !
    Je regarderais bien le film maintenant 😉

    J'aime

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